Auteur/autrice : sidonie_crea

  • Combien de déchets évite-t-on en passant au réutilisable à la maison ?

    Combien de déchets évite-t-on en passant au réutilisable à la maison ?

    Cotons, éponges, essuie-tout : chiffres à l’appui, voici ce que le réutilisable change vraiment sur une année, à la cuisine comme à la salle de bain.

    On dit souvent que le zéro déchet, c’est un geste symbolique. Les chiffres racontent une autre histoire. Entre les cotons démaquillants, les éponges et l’essuie-tout, une seule personne peut jeter plusieurs centaines d’objets à usage unique chaque année, sans même s’en rendre compte.

    Voici ce que ça représente concrètement, poste par poste.

    Le démaquillage, un geste répété des centaines de fois par an

    Une personne qui se démaquille tous les jours utilise en moyenne entre 700 et 2 100 cotons jetables par an, selon les habitudes.

    Un lot de cotons lavables, entretenu correctement, dure plusieurs années et remplace ce chiffre plusieurs fois. Le geste reste identique, seul l’objet change.

    L’essuie-tout, un réflexe qui pèse plus qu’on ne croit

    Selon l’ADEME, chaque habitant consomme en moyenne 2 kilos de papier essuie-tout par an, pour éponger une éclaboussure ou nettoyer un plan de travail en quelques secondes. Un essuie-tout en tissu, lavable en machine, peut remplir le même rôle pendant plusieurs années sans finir à la poubelle après un seul usage.

    Les éponges, un objet qu’on jette sans y penser

    Une famille française utilise en moyenne une quarantaine d’éponges de cuisine par an, changées toutes les une à deux semaines. En passant à des éponges lavables, deux ou trois suffisent pour couvrir la même année en rotation, à condition de bien les entretenir.

    Une pièce, pas un objet jetable

    Chaque coton, chaque éponge, chaque essuie-tout en tissu Sidonie Créa est cousu à la main dans mon atelier de Longueil-Annel, avec des tissus choisis pour leur qualité et leur provenance. Ce n’est pas un produit pensé pour durer une saison, mais un objet destiné à remplacer, année après année, ce qui finissait avant à la poubelle.

    Conclusion

    Le zéro déchet n’est pas qu’une conviction, c’est aussi une question de chiffres.

    Remplacer ses cotons, ses éponges et son essuie-tout par des équivalents lavables, c’est éviter plusieurs milliers d’objets jetés sur quelques années, pour des gestes du quotidien qui restent exactement les mêmes.

  • Du confinement au zéro déchet : la démarche écologique de Sidonie Créa

    Du confinement au zéro déchet : la démarche écologique de Sidonie Créa

    Comment la crise du Covid a transformé une passion de couture en démarche zéro déchet. L’histoire écologique de l’atelier Sidonie Créa, dans l’Oise.

    Il y a des démarches écologiques qui viennent d’une conviction de longue date, et d’autres qui naissent d’une nécessité, puis ne repartent jamais.

    Chez moi, c’est la deuxième histoire. Tout a commencé avec ma machine à coudre, un stock de tissu, et un printemps 2020 où plus rien ne se trouvait dans les magasins.

    Coudre des masques, un premier réflexe

    Au premier confinement, comme beaucoup de couturières amatrices, je me suis mise à coudre des masques en tissu.

    À l’époque, c’était une réponse à l’urgence, pas encore un projet. Mais l’exercice a réveillé un vieux réflexe : celui de fabriquer soi-même plutôt que d’attendre un produit introuvable en rayon.

    La pénurie qui a tout changé

    Puis sont venues les pénuries de papier toilette et de coton, ces images de rayons vides qui ont marqué tout le monde.

    J’ai commencé à chercher des alternatives réutilisables pour remplacer ce qui manquait : de quoi essuyer, nettoyer, démaquiller, sans dépendre du jetable.

    Ce qui devait être une solution temporaire est devenu une manière différente de voir ma consommation du quotidien.

    De la débrouille à la conviction

    Une fois la crise passée, l’envie de continuer à produire ce genre d’objets réutilisables est restée.

    Sidonie Créa est née de ce prolongement : transformer un réflexe de crise en savoir-faire, puis en métier. Aujourd’hui encore, les chutes de tissu ne partent jamais à la poubelle, elles deviennent trousses, garnitures ou patchworks.

    Une démarche qui infuse chaque création

    Cette origine explique pourquoi le zéro déchet n’est pas un argument marketing pour moi, mais une contrainte de fabrication assumée depuis le premier jour.

    Chaque tissu est choisi pour sa provenance, chaque chute est réemployée, et chaque pièce est pensée pour durer plutôt que pour être jetée après un usage.

    D’un masque cousu dans l’urgence à une gamme d’accessoires réutilisables pensée pour durer, ma trajectoire raconte une chose simple : parfois, les meilleures habitudes naissent d’une contrainte, et survivent bien après qu’elle a disparu.

  • Sidonie Créa, un atelier de couture artisanale à Longueil-Annel (Oise)

    Sidonie Créa, un atelier de couture artisanale à Longueil-Annel (Oise)


    Découvrez l’atelier de couture artisanale Sidonie Créa à Longueil-Annel, près de Compiègne. Pièces uniques, cousues main, dans l’Oise.

    Longueil-Annel est un village de 2 600 habitants, posé au bord du canal latéral à l’Oise, à six kilomètres de Compiègne. Son histoire, c’est celle des bateliers : le canal, creusé entre 1826 et 1831, a fait du village un port fluvial actif, avec jusqu’à 32 cafés à son âge d’or.

    C’est dans ce village au passé artisanal que Sidonie Créa a posé ses machines à coudre en 2022.

    Pourquoi un atelier à Longueil-Annel ?

    Longueil-Annel garde encore ses maisons de briques rouges au bord de l’eau, héritées de l’époque des bateliers. La Cité des Bateliers, musée installé dans le village, raconte cette histoire fluviale qui a façonné l’identité du lieu.

    Coudre ici, c’est s’inscrire dans cette continuité : un travail manuel, minutieux, fait sur place plutôt qu’à la chaîne.

    Un atelier pensé pour le travail artisanal

    Pas de local commercial ni d’équipe : l’atelier est une pièce de la maison, transformée en espace de travail. Bobines de fil, patrons épinglés, tissus de toutes les couleurs sur les murs.

    Chaque commande y passe entièrement entre les mains de Sidonie, du choix du tissu à l’emballage final, sans sous-traitance.

    Longueil-Annel, un ancrage dans l’Oise

    S’installer à Longueil-Annel plutôt qu’à Compiègne ou Paris, c’est un choix.

    Le village offre le calme nécessaire à un travail de précision, tout en restant à quelques minutes d’une ville plus grande pour les fournisseurs et les envois postaux. C’est aussi une façon de faire vivre un territoire rural, loin des ateliers de confection délocalisés.

    Un village marqué par l’eau et le travail manuel, une pièce transformée en atelier, et une couturière qui garde le contrôle sur chaque étape : voilà ce qui se cache derrière chaque création Sidonie Créa.

    Les pièces partent d’ici, de l’Oise, pour habiller des maisons dans toute la France.